Plouf 3

Beaux cailloux.
J'en mangerais.
Mais qu'est-ce qui est violet, en bas à droite de la photo?
Un bout de chapeau, une cordelette?
Je sais ce que je ferai quand je serai libérée du travail, je serai ramasseuse de cailloux.
Occupation qui fait voir du pays.
Cette histoire de cailloux me rappelle un film que j'avais vu dans les années 70 avec mon plus jeune frère. Le film s'appelle " Le cri du sorcier". Je ne sais pas le nom du réalisateur mais je me souviens que le rôle principal est interprété par Alan Bates.
Film étrange, un de ces films qui vous marquent, enfin qui m'a marquée moi. Une histoire étrange d'un type (Bates) qui surgit tout à coup dans la vie d'un jeune couple. On ne sait qui il est, d'où il vient ni pourquoi. Il est hébergé par le couple et s'installe alors une atmosphère glauque : il convoite la femme et le mari ne peut pas l'encadrer. Il prétend avoir appris des secrets de chamanes aborigènes et maîtriser le cri qui tue. il donne un aperçu au mari qui commence à s'inquiéter. Il ramasse aussi des cailloux en prétendant que l'âme des gens est contenue dans les cailloux. Il couche avec la femme qu'il a littéralement envoûtée et le mari court sur la plage à la recherche du caillou contenant l'âme du " sorcier". Il le trouve et le casse en mille morceaux . Le film se termine sur le plan qui a commencé le film : le sorcier est en hôpital psuchiatrique et semble atrocement souffrir. Je ne me souviens plus s'il se tue, s'il finit en camisole de force... Je l'ai revu il y a trois ans, mon frère l'a trouvé en cassette ou DVD mais on est toujours déçu de revoir un film des années après, on en a gardé un souvenir qui ne correspond pas à la réalité. Je n'ai pas plus compris ce film que la première fois...
J'ai cherché sur le net, voici ce que j'ai trouvé:
Le cri du sorcier (The Shout) est un film britannique réalisé par Jerzy Skolimowski, sorti en 1978.
Au cours d'un match de cricket qui se déroule dans une institution psychiatrique, l'écrivain Robert Graves fait la connaissance de Charles Crossley, un pensionnaire étrange présenté comme très intelligent. Alors qu'il sont tous les deux dans une cabane à compter les points de la partie, Crossley entreprend de lui raconter son histoire. Grand marcheur, il dit avoir voyagé pendant dix-huit ans en Australie où il apprit la magie d'un sorcier aborigène et acquit un pouvoir terrible, le cri de terreur qui provoque une mort instantanée.
Robert Graves (Tim Curry), médecin psychiatre, est associé à un mystérieux patient, Crossley (Alan Bates), pour comptabiliser les points d’un match de cricket organisé pour occuper l’après-midi des pensionnaires d’un hôpital psychiatrique anglais. Laissant le soin à Graves d’officier, Crossley se lance dans l’évocation de son passé. De retour d’un séjour de 18 ans chez les Aborigènes Australiens - où il découvrit la sorcellerie et tua ses deux enfants - il investit la maison, et la vie des Fielding, un couple anglais sans histoires (John Hurt et Susannah York). Menaçant ceux-ci d’user de son "Cri du Sorcier", censé tuer quiconque l’entend à la ronde, il prend possession de la demeure du couple, à la fois fasciné et répugné par cet homme au charisme et aux pouvoirs captivants.Le film s'ouvre sur un asile psychiatrique, où se raconte un fou (Alan Bates, au jeu grave, sombre et terrassant). Ce qu'il raconte, c'est pourquoi il est interné : que personne ne veut croire à son histoire, qu'il a appris la magie chez des indigènes d'Australie, qu'il a notamment appris un cri terrible, un cri qui suffit à tuer - le redoutable cri du sorcier. Le film est le récit de son histoire, de son irruption dans le quotidien d'une famille rurale anglaise sans histoires, de sa présence à elle seule déstabilisante, de son charisme extraordinaire, de la crédulité qu'il fait naître, de la puissance qu'il acquiert par la crainte qu'il suscite, puis, enfin, de ce cri dont il fait une (petite) démonstration, avant de se faire arrêter et interner. Le film se finit sur un orage démesuré, sur des fous affolés qui citent Shakespeare en courrant, et sur cet Alan Bates, qui une dernière fois, veut faire étalage de son cri qui tue, et auquel personne ne croit, et qui finalement crie au moment juste où le tonnerre explose et la foudre frappe.
Pouvoir céleste, ou hasard sublime ? Le film n'en dira rien. Du début à la fin, les mises en abyme s'enchaînent, même les plans se surcadrent, les personnages se dédoublent, les pistes se brouillent. Par la magie du cinéma, et du charisme époustouflant d'Alan Bates, un récit incroyable devient, dans la bouche même d'un fou, soudain crédible. La question de la réalité de ce cri passe alors au second plan. On retrouve les thèmes baroques de l'illusion, de la folie et de la magie ; le récit d'un fou et la magie du cinéma sont ici une seule et même chose : deux mensonges géniaux, qui agencés ensemble, acquièrent la puissance du croyable.
Allez voir aussi sur : http://culturopoing.com/Blogs/Cinema.php3?Id=374
J'ai déjà six personnes pour la fête du plouf, je pense en réunir plus d'ici le 4 juin, à suivre...

Des cailloux qui ressemblent à des caramels au lait, mes bonbons préférés. Dur dur de résister, non?
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