Livres

Publié le par percepierre

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Tableau d'un peintre allemand :  Joachim Lehrer.
http://neuemeister-online.de 

Lehrer veut dire professeur.

Est-ce un clin d'oeil?
J'aime imaginer, comme dans l'histoire de Jack et le haricot magique, qu'on accède au-dessus des nuages par un amoncellement de livres.

On arrive après des années et des années de lecture à cet endroit où l'on n'a plus besoin des livres et on se retrouve seul, dans une niche à chien, ça,suffit amplement, avec une chaise et un réverbère, un arbre et tout de même une échelle de papier au cas où l'envie de redescendre nous reprendrait.
Je me sentirais bien là. Un peu seule parfois mais parfois seulement.
Et du bleu, encore du bleu.

Gros livres.
Dès que j'ai su lire, j'ai dévoré les livres de la bibliothèque de mes parents.Tout ce qui me tombait sous la dent. Et la bibliothèque faisait 2m60 de longueur, c'était une rescapée du mobilier de l'école d'architecture où travaillait papa.Un meuble datant du temps de l'occupation allemande du temps du kaiser.
Gros livres, très gros et grands livres dans la bibliothèque de l'école d'architecture où j'attendais après le lycée que papa ait fini pour rentrer à la maison.
Livres magiques remplis de peintures, de sculptures, de bâtiments, livres anciens et volumineux qu'il fallait prendre sur l'étagère du bas à cause du poids.Qu'il fallait manipuler avec soin.
Heures bénies plongée dans ces pages qui sentaient l'encre, le vieux papier, la poussière pour ceux qui n'était pas souvent consultés.
Aujourd'hui, les livres ne sentent plus rien.
Beauté de tous ces corps dénudés à la plastique irréprochable.
Je pensais que tous les hommes et les femmes de l'Antiquité ressemblaient à ces statues et les gens de mon époque, de la rue, de la vie me semblaient bien laids, sans grâce.

Pas de livres pour enfants dans ma jeunesse ou très très peu.

Les histoires édifiantes et atroces du Docteur Heinrich Hoffmann.Pour "éduquer les enfants". Monstrueux.
J'ai sucé mon pouce jusqu'à 10 ans et j'étais terrifiée par le schneider meck meck meck. Mêm si on ne parle pas la langue, on comprend les images!! 
  http://fln.vcu.edu/struwel/struwel.html
 
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Der Daumenlutscher.











L'histoire tout aussi atroce de Max und Moritz, deux compères qui finissent mal.

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   http://www.fln.vcu.edu/mm/mmmenu.html 
   http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_und_Moritz

J'ai même lu Maxence Van Der Mersch, livres sur la misère des gens du Nord au 19ème siècle. Je ne comprenais pas la moitié mais j'ai retenu comment reconnaître les poux : ils craquent sous les ongles quand on les écrase.

Et quand j'ai eu épuisé la première ligne de chaque étagère, j'ai découvert qu'il y avait une deuxième couche derrière.
Et c'est ainsi qu'à l'âge de 12 ans, j'ai connu mes premiers émois érotiques en lisant " L'homme à l'alouette d'or". Là non plus, je ne comprenais pas tout,  c'était allusif et j'étais innocente mais je me souviens du plaisir que j'ai eu à le lire, plaisir renforcé par la peur d'être découverte.
Plus tard, je l'ai raconté à mes parents, ils ont ri.Mes parents ne sont plus de ce monde mais c'est moi qui ai gardé le livre. Et je crois bien que si je le donne à ma fille, elle me rira au nez.quand on voit les mangas japonais, mon homme avec son alouette dorée peut bien aller se rhabiller.

A la bibliothèque, je choisissais toujours les livres les plus gros.
J'ai continué longtemps.
Mais j'ai une manie dont je ne peux me défaire et qui provoque les lazzis : je commence le livre puis, après quelques pages ou quelques chapitres, je lis la fin , les deux dernières pages ou plus parfois.
Savoir la fin ne me dérange pas, au contraire, ça me tranquillise de savoir la fin, je savoure mieux le déroulement. Jeune, je ne prenais que des livres qui finissaient bien.
J'ai essayé de résister, je n'y suis arrivée qu'une seule fois.
Je lis moins. Plus besoin.Me suis rendue compte petit à petit que c'était un moyen de m'échaper d'un réel pesant
, qui ne me convenait pas. Déconnexion,  fuite par l'imaginaire.

Curieusement, le livre qui m'a fait comprendre l'essentiel est un livre tout mince, qui ne paye pas de mine, que j'ai acheté sur une impulsion ( pas par hasard).

Rendre à César ce qui lui appartient.
J'ai retrouvé le nom du peintre à qui j'ai emprunté le visage pour parler de ma fille.
Il s'appelle JP Elantkowski. 
  http://www.chez.com/lepoweb

expolepoweb.jpgCelui-là est de lui aussi.

  Bien sûr du bleu.

Les deux faces d'une personnalité.

Cerveau droit et cerveau gauche.
Côté montré et zone d'ombre.
Assymétrie des visages qui leur donne leur cachet, ce je ne sais quoi qui attire l'oeil.

Calme.
Méditation.
Souvenir.
Concentration.
Ecoute.
Ailleurs.
Là-haut, au-dessus des nuages, au sommet de la pile des gros livres?
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A
ma couleur : incontestablement le bleu<br /> les bouquins, j'en lis plusieurs par semaine et de fronts.<br /> je lis trés souvent la fin avant d'avoir fini<br /> je viens d'en finir un que je te recommande. trés rare de tomber sur une si belle histoire même si le début est bizare. Vraiment à lire : de Jean-Marc PASQUET : LE DON DE Qâ
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