Jungle
Je ne peux pas me passer des plantes. Enfant, je pouvais profiter d'un grand jardin et d'une prairie. Je me souviens des heures heureuses passées à ne rien faire, couchée sur l'herbe à regarder le ciel.
J'imaginais que c'était la mer, les nuages délicats l'écume des vagues et cela suffisait à mon bonheur.
Les jours de révision du bac que je passais sans vergogne en maillot de bain sur une chaise longue à lire, à sentir les odeurs du pré : trèfle blanc ou rouge, lotier corniculé, scabieuse, graminées... l'herbe était déjà haute, elle bruissait dans le vent, j'avais un vague sentiment de culpabilité d'être là à ne rien faire et surtout pas à réviser mais j'ai eu mon bac avec mention et j'entends aujourd'hui les conseils avisés à la radio qui recommandent de profiter de ces jours avant bac à ne surtout pas continuer à se farcir la tête.
Et la vie a filé. Mais j'ai toujours eu des plantes, pas possible de ne pas être entourée de plantes.
J'ai transmis le virus à mon fils qui est jardinier-paysagiste, à ma fille qui aime les plantes carnivores et les bonsaïs.
On me dit souvent :"Oh mais moi, je n'ai pas la main verte !!! "
Quelle main verte? Un peu d'amour suffit, je leur parle, je leur dis que je suis très heureuse de leurs nouvelles feuilles, des belles fleurs qu'elles me donnent à voir, de leur bonne santé, je ne leur inflige pas de musique violente ou déaségrable, je les nourris et les arrose. Rien de plus.


Je n'ai pas de jardin actuellement, juste une très grande terrasse où mes pensionnaires vertes se plaisent de fin avril à fin septembre.
L'hiver est difficile pour elles mais elles survivent, sachant qu'après ces durs mois de sécheresse, elles retrouveront l'air libre et l'humidité ambiante. elles sont gâtées de ce point de vue cette année, il pleut depuis plus d'un mois et la température n'est pas difficile à supporter.
Cultiver son jardin, oui, c'est une occupation qui pousse à la méditation, à aimer les autres, à prendre les choses comme elles viennent, à lâcher prise, à apprendre la patience, à voyager dans son fauteuil comme disait le philosophe Alain.
Et ses voyages-là sont les plus beaux.
J'imaginais que c'était la mer, les nuages délicats l'écume des vagues et cela suffisait à mon bonheur.
Les jours de révision du bac que je passais sans vergogne en maillot de bain sur une chaise longue à lire, à sentir les odeurs du pré : trèfle blanc ou rouge, lotier corniculé, scabieuse, graminées... l'herbe était déjà haute, elle bruissait dans le vent, j'avais un vague sentiment de culpabilité d'être là à ne rien faire et surtout pas à réviser mais j'ai eu mon bac avec mention et j'entends aujourd'hui les conseils avisés à la radio qui recommandent de profiter de ces jours avant bac à ne surtout pas continuer à se farcir la tête.
Et la vie a filé. Mais j'ai toujours eu des plantes, pas possible de ne pas être entourée de plantes.
J'ai transmis le virus à mon fils qui est jardinier-paysagiste, à ma fille qui aime les plantes carnivores et les bonsaïs.
On me dit souvent :"Oh mais moi, je n'ai pas la main verte !!! "
Quelle main verte? Un peu d'amour suffit, je leur parle, je leur dis que je suis très heureuse de leurs nouvelles feuilles, des belles fleurs qu'elles me donnent à voir, de leur bonne santé, je ne leur inflige pas de musique violente ou déaségrable, je les nourris et les arrose. Rien de plus.


Je n'ai pas de jardin actuellement, juste une très grande terrasse où mes pensionnaires vertes se plaisent de fin avril à fin septembre.
L'hiver est difficile pour elles mais elles survivent, sachant qu'après ces durs mois de sécheresse, elles retrouveront l'air libre et l'humidité ambiante. elles sont gâtées de ce point de vue cette année, il pleut depuis plus d'un mois et la température n'est pas difficile à supporter.
Cultiver son jardin, oui, c'est une occupation qui pousse à la méditation, à aimer les autres, à prendre les choses comme elles viennent, à lâcher prise, à apprendre la patience, à voyager dans son fauteuil comme disait le philosophe Alain.
Et ses voyages-là sont les plus beaux.
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